20 novembre 2018

Le soin des choses

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Cette nouvelle exposition présente les résultats de mon travail de recherche et de création, accompli au cours des huit dernières années.
Thérèse St-Gelais, commissaire de l’exposition, s’est penchée sur cette production pour en définir les grandes lignes théoriques et situer ce travail dans le champ de l’art contemporain actuel, à travers l’écriture d’un essai qui sera publié dans le livre Stephanie Béliveau : le soin des choses, publié au éditons du Noroît.
L’exposition sera présentée du 13 décembre 2018 au 17 février 2019 à la Maison de la Culture Côte-des-Neiges.
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Vernissage de l’exposition et lancement du livre
Le jeudi 13 décembre de 17h à 19h
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Femmes artistes et espaces du monde vivant
Conférence de Thérèse St-Gelais dans le cadre de l’exposition le 5 février 2019
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Visite guidée de l’exposition en compagnie de l’artiste
10 février 2019
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Notez que la maison de la culture sera fermée entre le 22 décembre 2018 et le 2 janvier 2019.
19 décembre 2015 - | |

Kiefer et les attentats de Paris

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Le vendredi 13 novembre 2015, date des attentats, je suis arrivée à Paris.

Les jours suivants, le silence, la peur, la méfiance régnaient sur tous les visages.

Les rues et les cafés étaient déserts, ambiance surnaturelle de fin du monde.

Malgré ces circonstances tragiques, je suis allée voir une très belle exposition sur les livres d’artiste d’Anselm Kiefer, à la bibliothèque nationale François Mitterand, située dans le 13e, loin des quartiers chauds.

Quand je suis sortie de l’exposition, j’ai retrouvé un Paris endeuillé et je me suis dit que parfois, quand l’absurde tragédie de la condition humaine devient réelle, et que l’on ne peut plus la nier, l’art prend tout son sens.

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8 novembre 2015

Dernière chance

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Dernière chance pour voir l’exposition de groupe «PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exposition», à laquelle je participe, au Centre d’exposition Lethbridge, arrondissement Saint-Laurent, jusqu’au 6 décembre.
Cette exposition est présentée par le Conseil des arts de Montréal en tournée et par le Centre d’art et de diffusion CLARK, d’après une initiative du commissaire Emmanuel Galland.

15 septembre 2015

Bureau de l’APA

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La Jeune-fille et la mort, performance multi-disciplinaire du Bureau de l’APA, 24 et 25 septembre 2015 LA JEUNE-FILLE ET LA MORT +++ Mons 2015 capitale européenne de la cultureSur scène se trouve une de mes installations, De l’intimité au réel, ainsi que des reproductions de mes baisers issus des séries De l’origine de la fin et Études sur le phénomène de l’amour.

9 mars 2015 - |

Les Chants du capricorne

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J’ai eu la chance de voir ce spectacle événementiel il y a 20 ans, au Musée d’art contemporain. Ma jeune soeur m’avait invitée avec insistance, alors qu’elle-même l’avait déjà vu la veille.

À cette époque, ma soeur étudiait le chant à Mcgill. Je me souviens que nous étions encore sous le choc de l’émotion quand nous sommes sorties du musée, c’est alors qu’elle m’avait déclaré que c’était ça le rêve de sa vie, que c’était ça qu’elle voulait chanter un jour, Les Chants du Capricorne de Scelsi, créer et mise en scène par Pauline Vaillancourt, avec la scénographie de Massimo Guerrera.

La vie est parfois merveilleuse. Pauline Vaillancour qui avait interprété elle-même le seul être sur scène, dit aujourd’hui avoir attendu 20 ans pour trouver une interprète capable de mémorisée et d’incarner cette partition très exigeante. Elle a découvert ma soeur et la choisie pour reprendre son ce rôle si important. Ma soeur boucle une boucle dans sa vie d’artiste. Sa vision se réalise. Le hasard fait bien les choses, parfois.

Je partage ces anecdotes biographiques, pour ajouter de la chair autour de ce spectacle qui sera présenté cette semaine à l’Ucine C, du jeudi au samedi.

À lire le magnifique article de Christophe Huss dans le devoir du samedi 7 mars, qui explique clairement pourquoi il ne faut pas manquer cette occasion rare d’aller voir et entendre Les Chants du capricorne, qui ont marqué le monde de la musique au Québec, il y a vingt ans.

Voir aussi cette très intéressante entrevue avec Massimo Guerrera à ce sujet.

Photo : Annik MH De Carufel, Le Devoir

8 mars 2015 - |

L’inaltérable indulgence des femmes

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«Les hommes naissent dans les déjections et dans le sang, mais les femmes sont seules à s’en souvenir.»
Jocelyne François, Les bonheurs, Édition Mercure de France

J’adore cette phrase de Jocelyne François, qui propose, selon moi, une piste de réflexion intéressante sur l’origine de la haine des hommes envers les femmes, à travers le monde. C’est une hypothèse, mais je crois que les hommes ne peuvent pardonner aux femmes, inconsciemment, le fait qu’elles se souviennent qu’ils sont tous sortis d’un ventre de femme, à travers le sexe d’une femme, dans un état de fragilité et de totale dépendance qui fait ombrage à leur Égo.

Toutes puissantes à la naissance de leurs fils, les femmes sont devenues avec l’évolution des civilisations, des témoins gênants. Il est vrai qu’un seul regard de femme a le pouvoir d’humilier n’importe quel empereur, roi, dictateur, directeur, ou n’importe quel homme se considérant comme tel, lui rappelant sa modeste venue au monde.

À travers la culture, les coutumes, les institutions, les religions que les hommes ont créées, ils tentent inconsciemment de contrôler ces témoins gênants, preuves vivantes, de la modestie et de la précarité de leur condition humaine.

Vaut mieux avoir été façonné dans la glaise par un Dieu mâle, que d’être sorti d’un ventre de femelle humaine, dans les déjections et dans le sang !

Pardonnez mon cynisme et ma colère, c’est la journée de la femme et je me donne la liberté de dire tout haut ce que je pense tout bas, le reste de l’année.

Image : Wikipedia

24 février 2015 - |

Éloge de l’aspérité

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« Ce que l’on fait, c’est se battre contre la “lissité” moderne, contre tous ces conformismes, cette uniformité sociale qui nous empêche d’avancer, qui nous aliène. C’est ça qu’on veut dire. » Laurence Brunelle-Côté

Extrait du très bel article de Fabien Deglise, Éloge de l’aspérité, dans Le Devoir du 21 février 2015, au sujet des spectacles La Jeune fille et la mort et Les Oiseaux mécaniques, présentés à L’Espace libre, à partir du 25 février.

Je participe à ces «show» par la présence de mes oeuvres sur scène, tout spécialement dans La Jeune fille et la mort où l’on retrouve une grande installation et des reproductions de mes «baisers».

C’est un spectacle brillant, composé de bricolage d’actions, de collages performatifs indisciplinés, drôles, profonds et poétiques.

Dans notre monde actuel de paravents, de masques et de mensonges, choisir de dire la vérité devient un acte nécessaire et radical, et c’est exactement ce que font ces jeunes artistes courageux.

Vous voilà avertis !

Photo : Nicolas Tondreau

15 janvier 2015

How they create (and avoid creating) their creations

Daily Rituals

Qui a dit que les artistes s’amusaient dans la vie ?

Petit bijou de livre qui traite des rituels quotidiens de grands créateurs.

On découvre les stratégies qu’ils ont dû inventer pour pouvoir réussir à créer régulièrement, malgré l’angoisse de la page blanche.

Daily Rituals, How Artists Work de l’excellent jeune auteur, Mason Currey : une thérapie cognitive de grand luxe pour les procrastinateurs professionnels.

 

11 novembre 2014

The Trapdoor

The Trapdoor

Nouveau recueil de poésie de Julia Story, The Trapdoor, dancing girl press, 2014

Julia Story est l’auteure de Post Moxie (Sarabande Books), lauréate en 2010 du prix Ploughshares John C. Zacharis pour un premier livre. On peut lire ses plus récents écrits chez Sixth Finch, Salamander et Pangyrus. Originaire de l’Indiana, elle partage maintenant son temps entre  Somerville, Massachusetts et Dorset, en Angleterre.

Je dois ajouter que Julia Story est aussi mon amie, et que ce fût pour moi un grand honneur qu’elle ait choisi une de mes oeuvres pour la couverture de son nouveau recueil.

Sa poésie est unique, étonnante, brute, déstabilisante, existentielle. Un grain de lucidité dans les rouages de nos sociétés nord-américaines.

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Oeuvre de couverture : (détail) Sorority no 1, drawing and collage on canvas, 54 x 78 cm, 2005

 

 

23 octobre 2014 - |

Mes ancêtres reviendront de la guerre

Mes ancêtres reviendront de la guerre

Couverture : Stéphanie Béliveau, Machine de fer (2003), dessin et collage sur toile, 97 x 97 cm

Extrait du site du Boréal qui présente le livre :

Né à Rimouski en 1986, François Guerrette poursuit dans ce quatrième livre sa quête de la fulgurance, nourrie à même les menaces qui pèsent sur la planète et la barbarie qui façonne l’histoire: «à travers mes yeux mes ancêtres voient le monde brûler», écrit-il, tandis que le poète s’affirme comme celui à qui il incombe de toujours «garder ouvertes les paupières» afin de transmettre la mémoire du monde. Au-delà des «couleurs de la fin» dont Guerrette se fait le peintre, Mes ancêtre reviendront de la guerre s’attache à transmettre la foi, si païenne soit-elle, dans la suite des choses, car nous sommes « des êtres et des bêtes chez qui l’espoir est chronique ». S’il est vrai que, «comme toutes les espèces qui disparaissent», nous devenons ce que voient nos yeux, il est de notre devoir de trouver la beauté où qu’elle se cache; et le poète y parvient, magnifiquement.