7 septembre 2014

Par hasard… Lisbeth Gruwez

Lisbeth-Gruwez

Aujourd’hui, je tombe par hasard sur des extraits d’une percutante performance de Lisbeth Gruwer.

J’ai eu la chance de la voir à l’Usine C en 2013.

Lisbeth Gruwez | Voetvolk: It’s going to get worse and worse and worse, my friend de EMPAC

Pour en savoir plus sur le processus de création de cette oeuvre.

 

 

11 décembre 2013 - | | |

Les oiseaux mécaniques à Espace libre

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Participation à la création 2013 du Bureau de l’APA, Les oiseaux mécaniques. Production de grandes bannières avec des reproductions en grand format de certaines d’œuvres sur différents tissus et papier synthétiques. Intervention sur ces surfaces.

Extrait du communiqué publié par Espace libre :
Le Bureau de l’APA est de retour chez nous avec Les oiseaux mécaniques, une symphonie indisciplinée, ouverte, multidisciplinaire sur l’envoûtement et le pouvoir… Est-ce qu’écouter, c’est obéir ? Qu’est-ce qui nous met en marche ? On peut se bander les yeux, mais comment fermer nos oreilles ? Les musiques risquent-elles de nous assourdir? Et pourquoi y a-t-il tant de bruit ?

Les oiseaux mécaniques empile performances, tableaux vivants, textes et chansons dans une œuvre qui pose la question des pouvoirs et de l’aliénation. Nous sommes noyés, submergés, étouffés, moulés par les images, la musique, l’information et le bruit. Les cases sont toutes noircies. Les interstices sont de plus en plus rares. Le monde est bouché.

La grève générale ne peut plus rien. Ce qu’il faut opposer à l’empire, c’est la grève humaine. Aujourd’hui, c’est refuser de jouer le rôle de victime. S’attaquer à lui, se réapproprier la violence. S’arroger l’impunité. Faire comprendre aux citoyens médusés que s’ils n’entrent pas en guerre, ils y sont quand même.
— Comment faire? 
Tiqqun, organe de liaison au sein du parti imaginaire, Zone d’opacité offensive, Les belles-lettres, 2001

Photo : © Christine Bourgier

5 novembre 2013 - | | |

Résidence à Sagamie – Novembre 2013

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Seconde résidence au centre d’art Sagamie en novembre 2013. 

Ce projet de résidence à Sagamie, s’insère dans un plus vaste projet qui vise à la ré-appropriation d’un lieu géographique, géologique et mythique de l’enfance.

Métadonnées d’un paysage, amorcé il y a trois ans, ce projet s’est imposé comme une nécessité, un besoin vital de retrouver l’impulsion authentique des premiers gestes d’art. Il fallait trouver le moyen de pouvoir retourner sur les lieux-même où tout a commencé, marcher à nouveau dans ce paysage intime et des événements qui ont façonné l’artiste que je suis.

Ce «méta-projet» est composé de plusieurs sous-projets. Cela permet d’aborder simultanément différents niveaux de réalités à travers différentes disciplines.

Il s’agit, par exemple, de noter, dessiner, documenter, arpenter, cartographier le plus justement possible, tous les éléments qui composent ce paysage. Ensuite, les rivages du fleuve, à marées basses, chercher, creuser, ramasser, glaner, accumuler de petits morceaux du réel : roches, sédiments, bouteilles de plastique, fossiles calcaire, morceau de faïence ou fleurs de plastiques. Je collectionne ces «artefacts» du réel, preuves tangibles du passage du temps, des saisons, de la matière qui se transforme sans cesse, et, de la disparition de certaines réalités.

Lors de cette résidence, le travail se fera à partir de certaines images issues de ce projet. Il s’agira d’expérimenter et réaliser des impressions numériques de grands formats sur des médium textiles. Ces morceaux de tissu seront utilisés par la suite pour réaliser des installations in situ, éphémères, sur les battures du fleuve et, d’autres dans la forêt.

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Image ci-contre : Glaneuse no.3, 2013, 24 x 28 cm, impression jet d’encre sur papier chiffon

12 octobre 2013 - | | | |

La jeune-fille et la mort à EMPAC

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Éléments de scénographie et participation au projet du Bureau de l’APA La jeune fille et la mort.

Une vieille salle de classe encombrée d’objets épars et incongrus. La cloche sonne, un professeur apparaît et intime les spectateurs à prendre leurs manuels : la classe commence. Brisant peu à peu les consignes et les règlements propres à l’environnement scolaire, la performance se déploie et initie le spectateur au phénomène de la «jeune-fillisation» du monde, à partir d’une sorte de lecture dirigée du manuel, inspiré des Premiers matériaux pour une théorie de la Jeune-Fille du collectif Tiqqun. Poésie sonore, leçons d’un singulier professeur de ballet, chansons, sculptures, musique d’un quatuor à cordes viennent participer au portrait éclaté et symbolique de la Jeune-Fille que nous propose le Bureau de l’APA et ses collaborateurs issus des différentes sphères de l’art. Un audacieux bricolage indiscipliné.

Photo : © Robert Bouthillier

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Voir le projet à EMPAC  >>
Site du Bureau de l’APA >>

1 septembre 2011 - | | |

Résidence à Sagamie – 2011

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Résidence au centre d’art Sagamie en septembre 2011.

Texte de la démarche :

De l’intimité au réel. C’est le titre d’un court essai portant sur mon travail, écrit par Jean-Émile Verdier en 2007. Ces quelques mots synthétisent à eux seuls l’essence de ma pratique. Comment exprimer plastiquement l’intensité de l’expérience ressentie au contact du réel ?

Après avoir pendant des années, exploré la représentation symbolique pour exprimer les émotions ressenties au contact du réel, je sens aujourd’hui le besoin de changer de registre de représentation. Je veux déplacer mon attention vers le point de contact lui-même, la rencontre, le point de friction. Où, quand et comment ce phénomène devient conscient ? Je veux démontrer, par des preuves matérielles (objets d’art), l’effectivité de cette rencontre entre l’intime et le réel.

Cette démarche marque un changement important dans mon processus de création. Sachant que toute nouvelle praxis nécessite de nouveaux gestes et de nouveaux outils, je remarque que pour mes récentes recherches j’ai recours de plus en plus souvent aux technologies numériques. Ma résidence à Sagamie va me permettre d’explorer plusieurs possibilités au niveau de l’impression numérique, en plus d’expérimenter différentes façons d’intégrer ces images à mon travail. J’espère revenir à Montréal avec la maîtrise d’un nouveau médium et l’amorce de nouveaux projets.

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Image ci-dessus : Dessin et collage, 2011, 10 x 24 cm, estampe numérique et collage

1 mars 2011 - | | | |

Résidence au Vermont Studio Center

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Agréable et productive résidence au Vermont Studio Center en mars 2011. Réalisation de dessins, rencontre avec de magnifiques artistes des États-Unis et de partout dans le monde.

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Site du Vermont Studio Center  >>

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Image ci-contre: travaux en cours en Vermont Studio Center, mars 2011

10 décembre 2010 - | | |

La jeune fille et la mort au mois Multi

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Décembre 2010 : participation, au mois multi 11   à Québec, avec Laurence Brunelle-Côté et Simon Drouin du Bureau de l’APA, à la création de la pièce performative La jeune fille et la mort, d’après Premiers matériaux pour une théorie de la Jeune-Fille de Tiqqun. Laurence et simon avaient vu mon expo De l’intimité au réel à Baie saint-Paul en 2008 et ont eu l’idée d’utiliser des partie de l’installation et d’autres pièces de ma collection comme objets scénographiques. Nous avons travaillé ensemble, dès 2009, à choisir les images et les objets qui pourraient le mieux accompagner l’œuvre scénique. Le pièce y a d’ailleurs été réprise en 2013 lors du Mois Multi  13

Photo : © Nicolas Tondreau

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Image ci-contre: une partie de la finale de La jeune fille et la mort, décembre 2010

16 novembre 2010 - | | | |

Vu par hasard

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Cette série en six épisodes, conçue et réalisée par Suzanne Guy, présente quelques unes de ces oeuvres: sculptures, céramiques, gravures, verrières… mais surtout ceux et celles qui les ont créés, les artistes.

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Image ci-contre tirée de l’émission qui parle de l’œuvre Des soleils et de cellules du pavillon Bellini de l’Université McGill

5 septembre 2010 - | | |

La constellation du lynx

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Couverture du livre de louis Hamelin, La constellation du lynx.
Les éditions du Boréal ont utilisé Le piège, dessin réalisé en 2003.

Extrait du site du Boréal qui présente le livre :
En 2001, à la mort de son ancien professeur, l’éditeur-poète Chevalier Branlequeue (un nom de plume !), l’écrivain Samuel Nihilo décide de poursuivre les recherches de ce dernier sur la crise d’octobre 1970. Chevalier y a toujours vu l’aboutissement d’une conspiration politique. De Montréal, où commence son enquête, jusqu’au village mexicain de Zopilote, où les chemins de Nihilo et d’un ex-felquiste se croiseront, en passant par l’Abitibi des grands espaces – si somptueusement décrits –, les recherches de Samuel vont rapidement se concentrer sur le rôle joué en 70 par les services secrets, l’escouade antiterroriste et toute une panoplie de personnages pas nets, dont le spectre quasi shakespearien du ministre assassiné ! Dans cette extraordinaire fresque, premier grand roman sur la crise d’Octobre, Louis Hamelin réinvente l’histoire du terrorisme au Québec et fait le portrait, souvent très drôle, d’une société entre deux époques. Roman historique ? Polar ? Thriller politique ? Tout cela et bien plus encore !

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Image ci-contre : couverture, La constellation du lynx, 2010.
Le piège, 2003, technique mixte sur toile, 101 x 101 cm

5 mai 2010 - |

De l’origine de la fin à la Galerie Simon Blais

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Dernière expo solo à la Galerie Simon Blais avant de la quitter au printemps 2012. Peintures sur bois s’articulant sur le thème des Baisers.

Après quatre années d’absence sur les cimaises de la Galerie, l’artiste Stéphanie Béliveau revient avec un solo réunissant une dizaine d’œuvres sur panneau de bois. Privilégiant comme toujours l’utilisation de matériaux pauvres — papiers, parfois recyclés, et charbon —, Stéphanie Béliveau met de côté la représentation des problèmes de société de son époque, la guerre, la cruauté, la solitude et le désarroi. « Mon nouveau travail, écrit-elle, témoigne d’un changement d’attitude devant le tragique de la condition humaine qui était, jusqu’à ce jour, au cœur de ma pratique. Puisque l’humain demeure obstinément sourd aux cris de souffrance du ″vivant″ autour de lui, puisque l’art n’y peut rien changer, eh bien, je dois accepter et regarder, les yeux grand ouverts, l’humanité accélérer sa fin. Ma nature trop lucide m’a poussée à une telle désespérance que j’ai dû basculer de l’autre côté du mur… Là où il n’y a plus de cynisme possible, là où la réalité crue suscite le geste d’amour sincère, là où devant l’imminence de la mort, il ne reste plus qu’à se tourner vers l’autre. »

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Image ci-dessus : De l’origine de la fin, fig.5, 2010, technique mixte sur bois, 60 x 106